Vrac

Corpus

La scolarité est une peine à purger.
On naît avec 15 ans ferme.
Certains s’en tirent avec moins. D’autres font du rab.
Le lycée, c’est la prison.
Les profs sont les matons.
Et le rire des filles… c’est l’évasion.

Là où vous lisiez jadis rêve et évasion,
aujourd’hui vous ne voyez plus qu’un seul mot :
révision.

Plus fort que revoir la mer après un an de galère.
Qu’importe…
La mer, c’était ses yeux.

Aujourd’hui je regarde l’eau.
Je suis toujours un romantique.
Je ne sais toujours pas nager.

N’oublie pas cette flamme.
Ne laisse personne l’éteindre.
Bats-toi pour qu’elle grandisse.
Ni un prof. Ni moi.

L’oiseau regarde dehors, prend son envol,
et au moment où ses ailes s’ouvrent,
il est abattu.

Beaucoup de « il faut » et de « il faudrait ».
De « il aurait fallu » et de « il faudra ».
Le verbe falloir, conjugué à tous les temps.

J’espérais répondre au bruit par le silence pudique.
Mais l’attitude générale aura été de répondre au bruit
par le bruit démonstratif.

Dans mon école,
il n’y avait pas de religion ou de couleur,
mais que des copains.
Aujourd’hui, mes amis, mes vrais amis,
je ne laisserai personne les bafouer.
Touche pas à mon pote.

Je suis croyant, et polythéiste de surcroît :
Je crois en Renaud, Jacques Prévert et Jean-Paul Belmondo.
Je crois en Wong-Kar Wai, Zinedine Zidane et Victor Hugo.